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Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies (UNHCR), il y a eu 65 millions de personnes déracinées dans le monde en 2015. Parmi elles, 16 millions de réfugiés ou déplacés pour faits de guerre dont 50% ont moins de 18 ans et dont 50% viennent de trois pays : Syrie, Afghanistan, Somalie. 


Un public éclectique

L'association propose deux types de projection en fonction de la saison, mais également des thèmes des films programmés : il y a des projections plein-air (tous publics) ainsi que des projections "indoor" pour un public ciblé (femmes ou enfants). De cette façon, les films de l'association s'adressent à tous, pour un public multiconfessionnel de nationalité irakienne ou syrienne. Les films projetés sont doublés ou sous-titrés en langue arabe classique

En 2016, près de 12 000 spectateurs, dont en majorité des enfants, se sont installés face à l'écran lors des 137 séances organisées par l'association. Depuis début 2017 il y a eu déjà 101 projections devant plus de 9 000 spectateurs.

Pour une programmation diversifiée

Les films projetés sont des films familiaux, surtout des comédies et des dessins animés, des films d'actions, au total, en 2016, 38 films différents et de nombreux courts-métrages. Certains films sont choisis en concertation avec des ONG sur place pour cibler les publics, l'après-midi, notamment pour les femmes. Il a été aussi projeté la finale de la Ligue des Champions 2016 et l'Euro de football 2016 et des évènements culturels comme la diffusion du film "Henri V" pour le compte du "British Council" à l'occasion de la célébration du 400° anniversaire de la mort de Shakespeare. Une forte collaboration avec l'Institut Français d'Erbil a permis à l'association de programmer des événements cinématographiques comme la Fête du court-métrage, le Festival du cinéma d'animation et la Fête du Cinéma. 

Depuis que l'association existe, le public a marché sur les traces d'Aladdin, a ri des farces de Charlie Chaplin et de Mister Bean tout en devenant, par instant, les camarades de classe de Wadjda. Les plus grands d'entre eux ont savourés les confidences du salon de beauté de Caramel et accompagneront les femmes du bus 678 lors de nos prochaines séances. 

Par ailleurs, nous nous attacherons dans les mois à venir à diffuser des documentaires sur l'histoire de la région, de ce qu'on appelait la Mésopotamie. Les documentaires programmés auront pour thème l'architecture, la musique, la danse, les arts traditionnels sans oublier la création contemporaine.